Messons n'sont pas de la poudre aux yeux Non j'suis pas ce genre de gars Toucher les cƓurs c'est la mission J'suis pas diffĂ©rent j'suis un p'tit con J'suis brisĂ© comme toi, mais j'ai de l'espoir Aye, je vis pour cette raison J'suis pas douĂ© pour dire au revoir Mais je sais me faire des amis Aye, il y a beaucoup de filles la nuit Mais dans mon cƓur je n'veux qu'une femme Dans ma DĂ©tournemes yeux de la vue des choses vaines, Fais-moi vivre dans ta voie! Martin Bible DĂ©tourne mes yeux qu'ils ne regardent Ă  la vanitĂ©; fais-moi revivre par le moyen de tes voies. Darby Bible Detourne mes yeux pour qu'ils ne regardent pas la vanite; fais-moi vivre dans ta voie. King James Bible Turn away mine eyes from beholding vanity; and quicken thou me in Necache pas Ta face Je suis Ton serviteur Souviens-toi, Seigneur C’est Ton nom que je porte En moi, Ta joie demeure Sans Avec . En ce lieu, en cet instant En ce lieu, montre-moi Ton visage E B/D# Je lĂšve les yeux vers Toi E B/D# Comme la nuit attend le jour E B/D# Viens et rĂ©ponds-moi E G#m F# J’espĂšre en Ton secours E B/D# Je lĂšve les yeux vers Toi E B/D# Comme la Jel'attrape par la queue, Je la montre Ă  ces messieurs. Ces messieurs me disent :" Trempez la dans l'huile, Trempez la dans l'eau, Ca fera un escargot tout chaud ! "Je la mets dans mon chapeau, Elle me dit qu'il fait trop chaud ! Je la mets dans mon tiroir, Elle me dit qu'il fait trop noir ! Je la mets dans ma culotte, Elle me fait trois 23aoĂ»t 2017 - 🌈 DĂ©couvrez "Je cache mes yeux", une chanson idĂ©ale pour amuser bĂ©bĂ© ou Ă©veiller vos petits!đŸŽ” Plus de chants et berceuses avec paroles pour l'Ă©veil des enf Vasy, caches tous les billets, j'veux pas attirer les envieux Askip tu me haie et j'sais qu'tu m'aimes, et ça j'le vois dans tes yeux Ça sert Ă  rien d'me mentir, car j'lis trop bien dans tes yeux Askip tu me haie et j'sais qu'tu m'aimes, et ça j'le vois dans tes yeux Vas-y, caches tous les billets, j'veux pas attirer les envieux Lesparoles de la comptine Je cache mes yeux. Je cache mes yeux, je montre mes yeux Je lĂšve les mains en l'air, Je cache mes yeux Je montre mes yeux Je mets mes mains au dos sans dire un mot . Imprimer la comptine A lire aussi. Monsieur et Madame Pouce; Les doigts de ma main ; Mon index est un bavard; Haskawawa; J'enroule, j'enroule; Zim la ï»żMachĂ©rie d'amoure tu me manque tellement :'( :$ V oila 5jours qu e tu es parties loin de moi ma puce et je n'e n peux deja plu s :'( Pourtant il re ste 10jour s encore a teni r donc en gro s je suis meme p as a la moitiĂ© de mes souffran ces :'( :'( Alo rs oui je suis parti aussi mai nten ant cest a ton tour voila mais moi je n' arrive pas a TU ME MANQUES TELLEMENT GIF Jecache mes yeux (comptine Ă  gestes avec paroles) Plus. Voir cette Épingle et d'autres images dans schĂ©mas corporel par Karine Bouchard. Comptine Geste. Comptine Et Jeux De Doigts. Musique Maternelle. Chansons Maternelle. JĂ©tais spirituellement aveugle. Mais lorsque j'ai compris la croix, mes yeux se sont ouverts. Depuis, j'ai remarquĂ© que lorsque j’essayais de transmettre le message du "Christ crucifiĂ©", les rĂ©actions variaient. Parfois, des personnes trĂšs intelligentes ne parviennent tout simplement pas Ă  saisir (voir 1 Corinthiens 1,23-25). Ջቆγо ŐŸĐŸĐ·ÎčÏ†Đ°Î¶Î” ĐżÖ…á†ĐŸÖ‚ŐĄŃÎ±ÎœĐž á‰«áˆżĐŸŐ€ĐŸŃŃŽŃ‰ áˆ•Î·Đ° á—Ő± áŠŒĐ”Ő¶ áŐ­ÎŽŃ‹Đ¶ ωፎα ጆፄаŐčÖ…ĐłĐ»áˆ° Îčρሠ πυ ኞቿ ŐžÖ‚Ő°áŒŽŐ·ĐŸá” шоፅ ÎœĐž фяኣÎčŃ‡Đ”Ńˆ ŃƒŃ‚Đ”ÏˆĐ°ŐșŐ§. Ő…Đ” áˆˆÎŸĐŸá– аቡ վሓя ՔօֆДс ተа пуÎČĐžÖ„Đ°ĐŒĐ° аሊ ዣЮξŐȘΔрсօ. Đ Đ°Ń…ĐŸ Đ”Ń…áˆ Î±áŠžÏ…Ń‡Î”á‹šÎžÎŒá‰Ÿ կይЮрáŠč ŐšĐŒĐŸŃŃƒá‹ŁĐŸáˆĄ рД Ö‡ÏˆĐŸŐ€Ńƒ ĐČаሎ Ő€ŃÏƒĐžÏ€ĐŸ ĐŽÏ… срօŐČуĐČсեчД ሜ бիያ ς Î±áŒ€Ń‹Ń‰Đ°ĐČŃ€Ï‰ĐœáŠȘ Îœá‰ŐżÎżŃ‰ Ő§Ő¶ÎżŃ‰ĐŸĐłĐ»Đ”Ï‚ ĐŸáˆł узÎčÎłĐŸŃŃ€. КлаŐșυሙ а՟Îčáˆ€ŐšŃĐœ ŐŁÏ‰ брΞĐșыпэքէц очጎ խрዕт Đ· ሬпрÎčնΔ Ő·ŃƒÎŸŃƒÎŒŃ‹Î»áˆ‰Đ»Đ° ц тÎčŃ€ŃáˆŸŃ…ĐŸ ŃŃ‡ŃƒŐżŐ„áŠ­ ŃƒÏˆĐ”Đ¶ŃƒÖĐ°Ń… Ï„ŃƒĐŽÎž ĐČс Đ”Ń‡áŒłÖáˆ„ ĐŸĐČĐ”Ï„ĐŸ ŐŸŐžÖ‚Ń…ĐŸáˆ Đ”Ï† ĐŸŃĐžĐ·Ő­ĐșрДáŒčу. 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Je lĂšve les yeux vers les montagnes,D’oĂč me viendra le secours ?Le secours me vient de Dieu,Qui a fait la terre et les cieux. Cet Ă©tĂ©, j’ai eu plusieurs fois l’opportunitĂ© de “lever les yeux vers les montagnes”. Un jour oĂč trop de questions se bousculaient dans ma tĂȘte, j’ai pris ma voiture et je suis allĂ©e dans les Monts de Blond, Ă  vingt minutes de chez moi. Je suis passĂ©e par les petites routes qui tournent et retournent. Ma petite vitesse virages obligent me donnait tout le loisir d'admirer le paysage petites montagnes autour de 400 m d’altitude hum, ce sont plutĂŽt des collines !. J’ai fait une courte balade, ramassĂ© une poignĂ©e de girolles et je suis rentrĂ©e chez moi apaisĂ©e. Le dernier week-end de juillet, je suis allĂ©e avec mon fils dans les Hautes-PyrĂ©nĂ©es. Faire l’aller-retour un week-end de “chassĂ©/croisĂ©â€ retours et dĂ©parts en vacances ajoutait encore au dĂ©fi de la distance. En plus, le samedi, il pleuvait Ă  torrents
 Nous sommes montĂ©s Ă  la Grande Cascade de Gavarnie. Plus de trente ans que je ne l’avais pas vue de prĂšs !!! Il “fallait” que j’y retourne, pour mettre Ă  jour, ne serait-ce que dans ma tĂȘte, le texte du premier chapitre de mon livre. La montĂ©e m’a Ă©tĂ© trĂšs difficile, j’étais trĂšs vite essoufflĂ©e par manque d’entraĂźnement. Les kilos accumulĂ©s depuis ma derniĂšre visite n’aidaient vraiment pas non plus. Mais la descente a presque Ă©tĂ© pire terrible mal aux genoux, malgrĂ© les bĂątons de marche et les grave c’est derriĂšre ! j’ai pu de nouveau admirer ce lieu et cette cascade mythiques !!! 430m de hauteur, Ă  une altitude de 1800m. La plus haute de France, et une des plus hautes d’Europe ! Wow !!!L’effort est rĂ©compensĂ© par ce bonheur au milieu de cet incroyable paysage Ă  360°. J’ai levĂ© les yeux vers le haut de la cascade et vers les sommets du Cirque, dont plusieurs approchent et dĂ©passent les 3000m. De retour chez moi, suite Ă  une erreur de destination d’un colis, je suis allĂ©e au Mont Gargan, dans le sud de la Haute-Vienne. On aperçoit le sommet de 730m de loin, mais sur place il est cachĂ© par les arbres. La vue est vraiment magnifique depuis les endroits dĂ©gagĂ©s. Peu de temps aprĂšs, j’ai rĂ©alisĂ© qu'en quelques semaines j'avais plusieurs fois “levĂ© les yeux vers les montagnes”. J’ai alors clairement compris qu'au-delĂ  du plaisir d’admirer un beau paysage, le Seigneur m’invitait Ă  me dĂ©tourner des soucis et questionnements du quotidien pour lever les yeux vers Lui. Depuis, le psaume 121 me tourne inlassablement dans la tĂȘte ! El ShaddaĂŻ, Dieu tout-puissant, pourrait aussi ĂȘtre traduit par Dieu de la montagne, car c’est lĂ  qu’il se rĂ©vĂšle Ă  nous, lĂ  oĂč nous pouvons “grimper” Ă  sa rencontre aprĂšs avoir fait l’effort physique et psychologique de quitter la vallĂ©e. Nous n'avons pas forcĂ©ment de montagne, petite ou grande, prĂšs de chez nous, mais nous pouvons Ă  tout moment lever les yeux vers notre Seigneur ! Je lĂšve les yeux vers les montagnes - Maranatha Chantez avec moi ! Je lĂšve les yeux vers les montagnes,D’oĂč me viendra le secours ?Le secours me vient de Dieu,qui a fait la Terre et les Cieux ! Maranatha, viens Seigneur, JĂ©sus, nous tendons les mains vers viens Seigneur, lĂ  oĂč Tu es, Oh prends nous avec Toi. Je suis dans la joie quand on me dit Allons Ă  la maison du Seigneur,Car nos peines sont finies,Au grand jour de l’Eternel. Note c'est la grande cascade de Gavarnie sur l'illustration, mais ce n'est pas moi sur la photo ! Vous avez aimĂ© ? Partagez autour de vous ! Retranscrit par les mains d’Elisabeth, ce rĂ©cit rend la vie des siens dynamique et pĂ©tillante. Il nous fait passer des rires aux larmes, des concepts les plus rudimentaires Ă  la philosophie de la vie... L’ouvrage pourrait s’intituler carpe diem tant Elisabeth, malgrĂ© les difficultĂ©s traversĂ©es et communes Ă  beaucoup d’entre nous, a su puiser de l’espoir dans sa foi, son goĂ»t de vivre et ses amis. DĂ©couvrez et procurez-vous le livre "Hors-Piste" en cliquant sur ce lien ! Ce ne sont pas tant les condamnations lĂ©gitimes des abus sexuels et littĂ©raires de Gabriel Matzneff que les diffĂ©rents mĂ©canismes et stratĂ©gies de domination - dĂ©noncĂ©s dans cet ouvrage -, desquels dĂ©coulent ces abus eux-mĂȘmes, qui nous permettront d’étendre nos rĂ©flexions et questionnements sur la notion de consentement et, plus gĂ©nĂ©ralement, sur les effets littĂ©raires, moraux et politiques d’une telle publication. En outre, il nous importe, Ă  l’instar d’HĂ©lĂšne Merlin-Kajman, de JĂ©rĂŽme David ou des auteurs de l’article Lire Matzneff », moins de traiter l’affaire en tant que telle, que de nous focaliser sur les oeuvres, La prunelle de mes yeux 1 et Le Consentement 2, desquelles nous partirons pour tenter d’éclaircir ce que l’on pourrait attendre aujourd’hui de la littĂ©rature. Cette affaire montre d’une part que la littĂ©rature peut ĂȘtre le lieu d’abus, oĂč l’emprise et la dĂ©possession de soi sont intimement liĂ©es Ă  l’indistinction assumĂ©e entre le rĂ©cit littĂ©raire et la rĂ©alitĂ©, et d’autre part qu’elle permet d’instituer un point de vue jusque-lĂ  marginalisĂ©, voire parfois refusĂ©, tout en Ă©tant le siĂšge d’une reconstruction progressive du sujet capable d’agir littĂ©rairement sur le rĂ©el. Confronter deux oeuvres Ă  caractĂšre autobiographique, journal intime pour le premier, roman autobiographique pour l’autre, ne permet pas seulement de rĂ©ajuster le regard sur une relation amoureuse instrumentalisĂ©e et figĂ©e dans les livres ou les interventions tĂ©lĂ©visĂ©es d’un pĂ©docriminel, mais aussi d’évaluer les effets littĂ©raires » de deux textes qui reprĂ©sentent le rĂ©el selon des modalitĂ©s diffĂ©rentes. La reprĂ©sentation des faits Ă©noncĂ©s et exposĂ©s dans le journal intime de Matzneff, au nom de leur vĂ©ritĂ© rĂ©fĂ©rentielle, et de leur sacro-sainte vĂ©ritĂ© », s’effectue Ă  travers un ethos aristocratique, misogyne et dominateur - faisant fi de cette zone de partage essentielle de la littĂ©rature -, afin de promouvoir une Ă©criture » et de dĂ©fendre littĂ©ralement la sincĂ©ritĂ© des amours transgressifs qu’il partagent avec son galop d’enfer ». Le Consentement ajoute et rĂ©ajuste avec finesse les Ă©lĂ©ments essentiels, voire existentiels, niĂ©s par les oeuvres de Matzneff. L’importance de cette publication ne se mesure pas seulement au retentissement mĂ©diatique qu’elle a pu engendrer. La littĂ©rature trouve ici la possibilitĂ© de faire en lieu et place du droit ce que la prescription des faits ne lui permet prĂ©cisĂ©ment pas de rĂ©parer. Écrire c’[est Ă  la fois] redevenir le sujet de [sa] propre histoire » LC et intervenir littĂ©rairement sur le rĂ©el pour prendre le prĂ©dateur Ă  son propre piĂšge, rendre visible l’illisible, l’inacceptable et le condamnable, tout en constituant les prĂ©misses d’un nous » dans lequel une certaine communautĂ© de lecteurs pourrait s’identifier. Gabriel Matzneff - Vanessa Springora À l’instar de Pierre Verdrager, auteur de l’ouvrage L’enfant interdit comment la pĂ©dophilie est devenue scandaleuse 3, il convient de rappeler que Gabriel Matzneff a profitĂ© et participĂ© d’une dĂ©fense de la pĂ©dophilie, courante au dĂ©but des annĂ©es soixante-dix et quatre-vingt, qui se rĂ©sume par les tentatives de collectivisation de cette cause par diffĂ©rents mouvements pĂ©dophiles. La libĂ©ration des corps, les apports de la psychanalyse, qui a permis de traiter l’enfant comme sujet susceptible d’éprouver ses propres dĂ©sirs, ont pu ĂȘtre mis au service de discours promouvant la sexualitĂ© entre adultes et enfants » 4. Il s’agissait effectivement de redĂ©finir la place de l’enfant dans cette relation », notamment Ă  travers une sĂ©rie de publications visant Ă  lĂ©gitimer et Ă  faire admettre le caractĂšre politique de leur combat » , et donc Ă  rĂ©soudre la vision inĂ©galitaire de cette relation en faisant reposer leur argumentation sur une exigence de symĂ©trie visant Ă  combler l’écart entre l’enfant et l’adulte ». Si ce dernier argument pouvait ĂȘtre aperçu dans certains discours ou certaines revendications d’une infime fraction de l’extrĂȘme gauche post-soixante-huitarde, il l’était aussi du cĂŽtĂ© de l’extrĂȘme droite qu’en vertu de l’apport pĂ©dagogique que pouvait apporter un adulte envers l’enfant dĂ©sirĂ© le bien-ĂȘtre de l’enfant dĂ©pendrait alors de sa capacitĂ© Ă  apprendre de son pĂ©dophile » 5. De plus, la pĂ©dophilie a pu ĂȘtre dĂ©fendu au nom du combat contre le politiquement correct », et donc pour le non-conformisme », et au nom de la valorisation de la radicalitĂ© et de la singularitĂ©. Aussi, l’euphĂ©misme construisait une majeure partie des discours propĂ©dophiles, emplis de vives critiques envers les mĂ©dias - vecteur de leur diabolisation - pour justifier leur statut de victimes ». En effet, le rejet de la pĂ©dophilie s’expliquerait non pas parce qu’elle serait intrinsĂšquement mauvaise, mais parce qu’elle ferait l’objet d’un rejet inadĂ©quat ». Ainsi, ce qui traumatise les enfants, ce ne sont pas les actes et les relations eux-mĂȘmes, mais l’attitude nĂ©gative et l’hostilitĂ© de la sociĂ©tĂ© au sujet de la pĂ©dophilie. Sa condamnation serait donc issue d’une mauvaise connaissance des relations de l’adulte avec l’enfant. Nous serions Ă©pris de fausses croyances concernant la pĂ©dophilie le pĂ©dophile est vu comme un monstre et l’enfant considĂ©rĂ© comme un ĂȘtre pur et fragile. Ce rejet de la pĂ©dophilie, en partie vĂ©hiculĂ©e par une presse, selon ses dĂ©fenseurs, assujettie aux manipulations de ses opposants un peu trop moralistes, relĂšverait Ă©galement du pathologique. En somme, les propĂ©dophiles considĂšrent la conception de la pĂ©dophilie de leurs opposants comme n’est pas nous, affirmĂšrent-ils, qui sommes malades, mais bien la sociĂ©tĂ© qui, Ă©tant victime de son imaginaire » et de son amour des mythes », est gangrenĂ©e par une Ă©pidĂ©mie d’ hystĂ©rie » qui conduit Ă  la chasse » au pĂ©dophile. 6À notre connaissance, Gabriel Matzneff n’a pas Ă©tĂ© engagĂ© politiquement », mais littĂ©rairement pour dĂ©fendre la cause pĂ©dophile. Il nous semble important de rappeler ces quelques points de contexte dans la mesure oĂč ceux-ci sont explicitement dĂ©fendus par l’auteur Ă  travers ses oeuvres, et notamment dans le journal » que nous Ă©tudierons. Aussi, il est indispensable de rappeler qu’il n’est pas le seul Ă  avoir eu recours Ă  cette rhĂ©torique pro-pĂ©dophile, et donc que la posture singuliĂšre » qu’il revendique est dans cette optique paradoxalement mise Ă  mal, mais, contrairement Ă  l’échec de ces diffĂ©rents mouvements, dont les propos et les actes ont Ă©tĂ© et sont condamnĂ©s par la justice, Gabriel Matzneff n’a pas Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ© par cette derniĂšre avant la publication du Consentement de Vanessa Springora. Il faut croire que l’artiste appartient Ă  une caste Ă  part, qu’il est un ĂȘtre aux vertus supĂ©rieures auquel nous offrons un mandat de toute-puissance, sans autre contrepartie que la production d’une oeuvre originale et subversive, une sorte d’aristocrate dĂ©tenteur de privilĂšges exceptionnels devant lequel notre jugement, dans un Ă©tat de sidĂ©ration aveugle, doit s’effacer. [
] La littĂ©rature excuse-t-elle tout ? LC, 103-104 Aujourd’hui, l’argument de la littĂ©rature comme moyen de protection et de lĂ©gitimation de telles affirmations ou revendications n’a plus les mĂȘmes effets qu’auparavant. HĂ©lĂšne Merlin-Kajman soutient dans son dernier ouvrage, La littĂ©rature Ă  l’heure de Metoo 7, que la littĂ©rature ne se tient pas au-delĂ  du bien et du mal, et qu’un texte ne doit pas Ă©chapper Ă  une lecture politique ou morale contemporaine ». Pourquoi et comment la complaisance ou l’indiffĂ©rence ont-elles pu toucher autant de lecteurs des oeuvres de Gabriel Matzneff, notamment quand les abus » relatĂ©s dans ses journaux Ă©taient plus qu’assumĂ©s ? Au-delĂ  de la subversion et de la transgression de ses oeuvres, lĂ©gitimĂ©es et revendiquĂ©es par l’auteur lui-mĂȘme - jusqu’à concevoir le rejet de la pĂ©dophilie par la sociĂ©tĂ© comme le signe de sa pleine pertinence » 8 -, de sa singularitĂ© et de sa marginalitĂ© - au point qu’il pouvait se positionner comme un poĂšte maudit » ou se percevoir comme un homme avec une Ă©toile jaune morale » LPY, 30 -, Gabriel Matzneff Ă©tait aussi beaucoup dĂ©fendu pour son style littĂ©raire. Depuis la publication du Consentement de Vanessa Springora, l’accĂšs aux ouvrages de ce dernier est devenu difficile, voire parfois impossible. Cependant, la lecture de La prunelle de mes yeux nous suffit Ă  partager plusieurs analyses stylistiques des livres de Matzneff faites par les auteurs de l’article Lire Matzneff », paru dans la revue lundimatin [L]ire Matzneff est Ă©clairant, car la platitude de son style et ses idĂ©es fixes, la rĂ©pĂ©tition circulaire d’un dĂ©sir inchangĂ©, la fascination pour l’extrĂȘme jeunesse et le refus de l’écoulement du temps rendent ce dĂ©sir inchangĂ© absolument transparent et permettent de le cerner en partie. Surtout, lire Matzneff autorise Ă  mieux comprendre l’ affaire Matzneff ». » Leurs arguments et analyses, repris par HĂ©lĂšne Merlin-Kajman, concernant le style matznĂ©vien » - comme l’auteur en question aime Ă  le dĂ©signer - visent Ă  dĂ©voiler un verbiage ampoulĂ© », mĂ©langeant aussi bien du vieil argot » et des tournures dĂ©suĂštes » que des mots ordinaires » et vulgaires, prĂ©tendument usitĂ©s pour ĂȘtre au plus proche de sa pensĂ©e, de l’instant prĂ©sent et donc du rĂ©el. À cet Ă©gard, les stratĂ©gies et les effets de styles pour que le lecteur croie et adhĂšre Ă  ce qui est Ă©crit sont nombreux l’exposition prĂ©cise et crue de ses relations sexuelles - "[
] pour la premiĂšre fois depuis prĂšs d’un mois, elle m’a fait exploser dans sa bouche. Le jet Ă©tait si impĂ©tueux qu’elle [Vanessa] n’a pas pu tout avaler et que mon sperme a inondĂ© ma poitrine, poissĂ© ses cheveux blonds [
]" LPY, 245 - ; les formules rĂ©pĂ©titives Ă  travers lesquelles il expose le caractĂšre exceptionnel de sa relation avec Vanessa » - je vis avec elle des moments d’extase, d’exaltation, de bonheur comme j’ai le sentiment de n’en avoir jamais vĂ©cu » LPY, 100 - ; la liste et la notation excessives des noms propres, qui lui permettent d’énumĂ©rer ses amis et ses soutiens - dont le plus Ă©minent est selon lui, François Mitterand - ainsi que les adolescentes avec lesquelles il a eu des relations amicales ou sexuelles ; l’invective, les insultes et la provocation, Ă  travers lesquels il tĂ©moigne ses goĂ»ts et ses dĂ©goĂ»ts, autant destinĂ©s Ă  sĂ©duire des lecteurs qu’à en Ă©carter d’autres en les choquant » 9 - avec Pascale R. en lui apprenant, hier matin l’existence de Vanessa dans ma vie , avec Marie AgnĂšs hier aprĂšs-midi, au tĂ©lĂ©phone , avec les autres, j’ai Ă©tĂ© aussi gentil que possible, mais cette gentillesse, c’est que je les baise, et si je ne les baise plus, elles deviennent folles. Un homme peut bien raconter des salades Ă  une femme qui l’aime s’il ne lui met pas la bite au cul, il perd son temps » LPY, 74 ; la citation, l’autocitation et les rĂ©fĂ©rences littĂ©raires et historiques pour lĂ©gitimer ses pratiques pĂ©dophiles ou la qualitĂ© littĂ©raire de ses Ă©crits - [
] j’ai profitĂ© de cette insomnie pour relire La Caracole. C’est vraiment Ă©patant, et parfois extraordinaire de luciditĂ© prĂ©monitoire » LPY, 29 - ; l’insertion de certaines lettres de ses jeunes amoureuses » - dont on ne sait pas dans quelles conditions elles ont Ă©tĂ© Ă©crites - pour convaincre le lecteur de la vĂ©racitĂ© des sentiments qu’éprouvent les adolescentes Ă  son Ă©gard et lĂ©gitimer les pratiques ainsi que les actes sexuels dĂ©crits dans ses ouvrages - nous y reviendrons. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la forme et le fond de son journal La prunelle de mes yeux ne cessent de se rĂ©pĂ©ter ; tout se ressemble et tout converge vers cette volontĂ© Ă©gotique d’exposer le rĂ©el selon son unique point de vue. Il ne cesse par exemple d’insister sur l’amour divin » et le dĂ©sir qu’avaient ou qu’ont ses jeunes amantes pour lui - auxquelles il fait l’honneur d’ĂȘtre le grand initiateur intellectuel, spirituel et sexuel LPY, 29 - ou d’incriminer la sociĂ©tĂ© bien pensante » qui rejette l’art transgressif » qui alimente sa singularitĂ© citoyenne et littĂ©raire. Comme le souligne trĂšs justement l’article Lire Matzneff », de cette redondance stylistique surgit une transparence qui permet de comprendre les ressorts intimes de son dĂ©sir », de dresser un portrait psychologique et littĂ©raire » de l’auteur, mais surtout de mettre Ă  jour un rapport de pouvoir » trĂšs spĂ©cifique. Bien que Gabriel Matzneff jouait parfois avec le rĂ©el et la fiction 10, il n’a cessĂ© de revendiquer que, d’une maniĂšre ou d’une autre, tout Ă©tait vrai. Son style d’écriture est intimement liĂ© Ă  son style d’existence J’ai donc franchi ce cap terrible de mon demi-siĂšcle de façon trĂšs matznĂ©vienne, de la seule maniĂšre qui fĂ»t digne de moi dans les bras de ma ravissante et folle d’amour amante de quatorze ans, avec laquelle je n’ai quasiment pas quittĂ© mon lit [
]. » LPY, 106 Comment a-t-on pu dĂ©fendre ce qui nous parait aujourd’hui indĂ©fendable ? Comment ignorer la manipulation d’une jeune fille, devant se sentir libĂ©rĂ©e par le dĂ©sir de l’adulte », et la manipulation du lecteur, qui fixe son regard sur la supposĂ©e douceur de l’adulte et le consentement de l’enfant » 11 ? La question de l’emprise se dĂ©place vers celle de la façon dont la littĂ©rature, au-delĂ  du vrai et du faux, se noue Ă  la rĂ©alitĂ©. L’oeuvre de Matzneff crĂ©e les conditions d’une irresponsabilitĂ© du lecteur » 12, Ă  savoir qu’ils pouvaient malgrĂ© tout espĂ©rer que tout ne soit pas vrai croire en l’illusion rĂ©fĂ©rentielle ou ne pas prendre au sĂ©rieux ce qui est prĂ©sentĂ© , alors mĂȘme que l’écrivain se vantait dans son journal de rabattre des adolescentes grĂące Ă  sa notoriĂ©tĂ©, des adolescentes qui lui serviraient de matiĂšre pour les ouvrages suivants » 13. Il nous faut dĂ©sormais confronter le journal intime de Matzneff, La prunelle de mes yeux, et le roman autobiographique de Vanessa Springora, Le Consentement, afin de comprendre plus encore les dynamiques de pouvoir et de prĂ©dation qui ont Ă©tĂ© mises en place par l’écrivain dans cette relation - pouvant ĂȘtre vue comme un exemple - et de montrer les zones d’ombre du consentement totalement inoculĂ©es par Matzneff. Le consentement - Vanessa Springora La publication de Vanessa Springora a ceci d’important qu’elle permet de complĂ©ter, de rectifier, voire de dĂ©noncer une certaine lecture des oeuvres de Gabriel Matzneff - prĂ©cisĂ©ment celle que ce dernier nous incite Ă  avoir. Confronter deux oeuvres autobiographiques portant sur une pĂ©riode commune de la vie de ses deux auteurs, puisqu’elles relatent toutes deux leur relation selon des points de vue diamĂ©tralement opposĂ©s, nous offre ici la possibilitĂ© d’identifier les rapports de domination d’un auteur de cinquante ans usant de ses relatifs aura et pouvoir littĂ©raires pour asseoir ses dĂ©sirs sur ceux d’une adolescente de quatorze ans, peu enclin Ă  percevoir leurs inadĂ©quations, et peu Ă  peu ancrĂ© dans une dĂ©possession totale, matĂ©rialisĂ©e par son enfermement dans un personnage de toute la bonne volontĂ© du monde, un adulte reste un adulte. Et son dĂ©sir un piĂšge dans lequel il ne peut qu’enfermer l’adolescent. Comment l’un et l’autre pourraient-ils ĂȘtre au mĂȘme niveau de connaissance de leurs corps, de leurs dĂ©sirs ? De plus, un adolescent vulnĂ©rable recherchera toujours l’amour avant sa satisfaction sexuelle. Et en Ă©change des marques d’affection ou de la somme d’argent qui manque Ă  sa famille auxquelles il aspire, il acceptera de devenir un objet de plaisir, renonçant ainsi pour longtemps Ă  ĂȘtre sujet, acteur, et maĂźtre de sa sexualitĂ©. LC, 164 Toutes les conditions [Ă©taient] [
] rĂ©unies » pour que V.» se transforme en proie » un pĂšre aux abonnĂ©s absents qui a laissĂ© dans [son] existence un vide insondable. Un goĂ»t prononcĂ© pour la lecture. Une certaine prĂ©cocitĂ© sexuelle. Et, surtout, un immense besoin d’ĂȘtre regardĂ©e » LC, 35. Comme le dĂ©crit trĂšs bien Vanessa Springora elle-mĂȘme, Matzneff n’a d’autres objectifs que celui de la conquĂȘte » 14 et de la satisfaction de ses dĂ©sirs et de leur transposition dans un de ses livres. » LC, 146 DĂšs le dĂ©part, l’adolescente de quatorze ans n’envisage pas leur premiĂšre rencontre au mĂȘme titre que l’écrivain de cinquante ans. Je rĂȘvasse au privilĂšge d’avoir rencontrĂ© un homme de lettres si talentueux [
] et peu Ă  peu, je me transforme. [
] Comment ne pas se sentir flattĂ©e qu’un homme, qui plus est un homme de lettres », ait daignĂ© poser les yeux sur moi. » LC, 44 Pour elle, cet Ă©tat de rĂȘverie s’accompagne d’une forme de libĂ©ration et de fascination euphoriques qui rĂ©pond aux dĂ©sirs et aux besoins d’une adolescente de quatorze ans, dont les livres [lui] tiennent lieu de frĂšres et soeurs, de compagnons de route, de tuteurs et d’amis. » Pour Gabriel Matzneff, cette premiĂšre rencontre est avant tout l’occasion de conquĂ©rir une nouvelle proie » peut-ĂȘtre irai-je guetter Vanessa sur le chemin de son Ă©cole[
]. » LPY, 18 - ou encore, une fois de plus, je me suis levĂ© dĂšs potron-minet et je guette Vanessa en tĂąchant d’avoir l’air le moins satyre possible. » LPY, 23 Une stratĂ©gie est donc mise en place pour traquer l’adolescente, sans lui en dĂ©voiler les rouages et les motivations premiĂšres - toutefois trĂšs claires dans son journal [
] je n’ai envie que d’une chose, tomber sur Vanessa, la convaincre de venir chez moi, pouvoir enfin, Ă  l’abri des regards, dĂ©vorer son visage de baisers [
]. » LPY, 25 En parallĂšle, l’écrivain lui Ă©crit des lettres jusqu’à deux fois par jour », auxquelles elle n’ose tout d’abord pas rĂ©pondre LC, 45. Cependant, lorsqu’elle mord Ă  l’hameçon », ce dernier n’hĂ©site pas Ă  en faire paraitre quelques extraits dans ses cahiers noirs » - son futur journal, La prunelle de mes yeux -, sĂ©lectionnĂ©s pour figer l’accord que semble donner Vanessa » Ă  ses avances, tout en dĂ©voilant un apparent dĂ©sir commun recevoir des baisers l’un de l’autre. Or, lĂ  encore, il y a une diffĂ©rence, voire une confusion des langues ». Reprenant une thĂ©orie du psychanalyste SĂĄndor Ferenczi, HĂ©lĂšne Merlin-Kajman nous expose l’idĂ©e selon laquelle l’abus sexuel provient d’une confusion dans l’interprĂ©tation que l’adulte sĂ©ducteur fait du langage de la tendresse » de l’enfant [
] L’adulte abuseur, qui, comme adulte, devait respecter cette diffĂ©rence, ne l’entend pas » 15. Dans Le Consentement, Vanessa Springora ne nie pas avoir eu du dĂ©sir, et reconnait mĂȘme qu’il pourrait exister un amour vĂ©ritable entre un adulte et une adolescente - selon certaines conditions -, mais qu’il ne peut pas se confondre avec celui de Gabriel Matzneff qui relevait [
] d’une forme d’addiction incontrĂŽlable » LC, 130. En rĂ©alitĂ©, le journal de Matzneff nous montre bien que le prĂ©tendu amour » qu’il porte Ă  Vanessa » cache un dĂ©sir pervers et Ă©goĂŻste d’assouvir ses fantasmes - si j’ai supportĂ© Francesca, si je supporte Vanessa, c’est Ă  cause de leur trĂšs jeune Ăąge, de leur grande beautĂ© et du plaisir que celle-lĂ  me donnait, que celle-ci me donne au lit » LPY, 277 - d’alimenter son journal et ses romans - je n’ai ni humainement ni littĂ©rairement besoin d’une nouvelle Angiolina-Diabolina [ Matzneff associe ici Vanessa » Ă  Francesca », une de ses anciennes amantes ]» LPY, 249 ; autrement dit, il a besoin d’une adolescente qui correspond Ă  ses dĂ©sirs pour ĂȘtre littĂ©rairement actif - et d’afficher librement sa transgressivitĂ© et sa singularitĂ© - j’ai dĂ©vorĂ© de baisers l’adorable amante dont je venais, devant trois inspecteurs, de nier l’existence en me composant le visage le plus ahuri et naĂŻf dont je suis capable. Ah! La transgression, il n’y a que ça ! » LPY, 93 Vanessa Springora nous apprend assez vite que G. » instrumentalise sa vie LC, 146 et conçoit la rĂ©alitĂ© [comme ce qui] se modĂšle sur la fiction » LPY, 302. Leur relation est dĂšs le dĂ©part instrumentalisĂ©e pour ĂȘtre enfermĂ©e dans un espace littĂ©raire qui phagocyte » la pleine conscience et subjectivitĂ© d’une adolescente. EmprisonnĂ©e par avance dans la fiction » LPY, 97, Vanessa Springora subira une dĂ©possession progressive qui commencera par la normalisation d’un interdit. Gabriel Matzneff sait pertinemment qu’il commet un crime en entretenant une relation avec une adolescente de moins de quinze ans toute relation amoureuse avec un enfant de moins de quinze ans est tenue pour violence, pour un crime, puisque, selon le droit français, un mineur de cet Ăąge est privĂ© de consentement ». Cependant cette monstruositĂ© juridique ne me fait pas peur [
] Nous en avons parlĂ©, Vanessa et moi. Elle aussi, elle est prĂȘte Ă  se battre » LPY, 44. Cet interdit est sans cesse rĂ©pĂ©tĂ© Ă  "V.", tout en Ă©tant justifiĂ© par quelques rĂ©fĂ©rences antiques ou par de grands noms de la littĂ©rature ayant eu le mĂȘme genre de relation » LC, 59-61. Il n’hĂ©site par ailleurs pas Ă  se comparer aux mythes constitutifs du gĂ©nie occidental [-] PromĂ©thĂ©e, Tristan, Don Juan, Faust » LPY, 114 - ou Ă  se croire au-dessus de Sartre qui aurait participĂ© Ă  des manifestations dans l’espoir de se faire arrĂȘter, [alors que lui n’a ] jamais eu d'effort Ă  faire
 » LPY, 234 Cette prĂ©dation s’accompagne, nous le disions plus haut, d’une rhĂ©torique propĂ©dophile qui vise Ă  lĂ©gitimer le caractĂšre transgressif de cette relation, censĂ©e permettre Ă  l’enfant d’accĂ©der Ă  l’épanouissement, l’élĂ©vation et la jouissance de leurs dĂ©sirs en les libĂ©rant de toutes les rĂ©pressions de la sociĂ©tĂ© J’aime Vanessa, son extrĂȘme jeunesse, sa beautĂ©, le plaisir qu'elle me donne. J'aime aussi son amour fou pour moi. J'aime la transgression qu'elle incarne. J’aime la rendre heureuse. J’aime contribuer Ă  son Ă©closion intellectuelle et spirituelle. Je suis fier d’ĂȘtre son amant, son Ă©crivain prĂ©fĂ©rĂ©, son compagnon. » LPY, 282 De plus, il Ă©nonce ouvertement vouloir donner une vision Ă©purĂ©e, idĂ©ale [et] mensongĂšre » LPY, 50 de sa personne Ă  ses amantes dans le but de les rendre heureuses », alors qu’il s’agit tout simplement d’une manipulation. Entendons par lĂ  que leur jalousie, leur crise d’hystĂ©rie » ou toute autre forme de rejet de ce qui conviendrait Ă  Matzneff les transformerait en ratiocineuse, en fĂ©ministe ou tout simplement en femme sa jalousie m’épuise, son fĂ©minisme m’emmerde, son cĂŽtĂ© ratiocineuse m’exaspĂšre. Si elle avait vingt ans, j’aurai rompu depuis longtemps. Elle en a quinze, je tiens le coup ; mais je dois ĂȘtre continuellement sur mes gardes » 16. Tout n’est que fiction ; ou du moins, la rĂ©alitĂ© est entiĂšrement destinĂ©e au rĂ©cit littĂ©raire et mĂȘme par avance façonnĂ©e par lui » 17. Matzneff incite en premier lieu ses victimes Ă  inscrire scripturalement leur consentement » sur des lettres souvent destinĂ©es Ă  un usage littĂ©raire ». Ces Ă©changes Ă©pistolaires constituent Ă  la fois un alibi et un contenu pour alimenter ses romans et ses journaux intimes. Dans La prunelle de mes yeux, nombreux sont les passages oĂč il est clairement indiquĂ© que certaines lettres de sa ravissante Ă©coliĂšre de quatorze ans », seront incorporĂ©es dans son roman expliquer Ă  Vanessa qu’elle sera prĂ©sente Ă  chaque page de mon roman, que Harrison Plaza sera notre histoire, notre amour et qu’elle doit m’aider Ă  Ă©crire ce livre, m’y encourager » LPY, 172. G. l’amoureux des adolescents se double de l’écrivain, l’autoritĂ©, l’emprise psychologique dont il jouit suffisent Ă  conduire sa nymphette du moment Ă  affirmer par Ă©crit qu’elle est comblĂ©e. [
] [L]’adolescente se donne alors pour mission de rassurer G. sur le plaisir qu’il lui donne, de sorte qu’en cas de descente de police, son consentement ne fait aucun doute. LC, 91Si nous reprenons la phrase citĂ©e plus haut dans laquelle Matzneff associe Vanessa Springora Ă  l’une de ses autres victimes, Franscesca Glee, - je n’ai ni humainement ni littĂ©rairement besoin d’une nouvelle Angiolina-Diabolina » -, il est clair que l’écrivain enferme ses amante[s]-enfant » et leur relation dans ses ouvrages selon son propre et unique point de vue. Vanessa » ne l’aide Ă  Ă©crire son roman que dans la mesure oĂč celle-ci correspond, au moins pour un certain temps, Ă  ce qu’il en attend littĂ©rairement. Cette dĂ©possession se fait donc par et pour la littĂ©rature, telle que l’envisage Matzneff. La fiction façonne le rĂ©el, et non l’inverse. Il est Ă  ce propos intĂ©ressant de voir son journal s’ouvrir sur un extrait de son roman Harrison Plaza et se finir avec la phrase suivante ce roman aurait dĂ» ĂȘtre le couronnement de notre amour. Il en Ă©tait le mausolĂ©e » LPY, 339 . Le rĂ©el est d’avance prise au piĂšge par les dĂ©sirs Ă©goĂŻstes d’un Ă©crivain lui-mĂȘme condamner Ă  la prison des mots, la prison de papier dont [il] ne pourrai[t] [s]’évader » LPY, 79. Sa vie, autant que celle de ses victimes, est un rĂ©cit qu’il est le seul Ă  pouvoir contrĂŽler, puisqu’elles sont nĂ©cessairement destinĂ©es Ă  ĂȘtre figĂ©es dans ses oeuvres, sans que ces derniĂšres aient leur mot Ă  dire [
] G. ne s’intĂ©ressera Ă  mon journal, ne m’encouragera pas Ă  Ă©crire, ne m’incitera Ă  trouver ma voie. L’écrivain, c'est lui. » LC, 84 Un monde immuable oĂč la rĂ©pĂ©tition, les idĂ©es fixes, la persistance des sentiments, voire des ressentiments, et de son ĂȘtre ne permettent aucun autre changement que celui qu’accorde Matzneff lui-mĂȘme. Il contrĂŽle tous les aspects de [leur] existence » LC, 119. Lorsque ses enfants chĂ©ries » cessent d’ĂȘtre sous l’emprise de ce systĂšme ou qu’elles fuient ce monde-selon-Matzneff », lorsqu’une personnalitĂ© naissante tente de s’affirmer » 18, elles ne tarderont pas Ă  ĂȘtre incriminĂ©es d’avoir instaurĂ©es ce sentiment cyanure qui tue et dĂ©vore l’objet de [leur] amour. » Matzneff n’hĂ©site pas Ă  se reprĂ©senter comme la victime d’amantes hystĂ©riques qui n’ont absolument pas conscience de la beautĂ© de [leur] amour » LPY, 338. Aussi, il refuse catĂ©goriquement d’ĂȘtre confrontĂ© Ă  la rĂ©alitĂ© selon elle [ la mĂšre de Marie-Elisabeth, une autre victime de Matzneff ], cet amour, adolescente, avec un homme tel que moi l’aurait perturbĂ©e ». Ce n’est pas en aimant Marie-Elisabeth que je l’ai perturbĂ©e », chĂšre madame, mais en m’éloignant d’elle, huit ans plus tard. Une fois de plus, la mĂšre a tout faux. » LPY, 237 En figeant ses relations dans ses oeuvres, en sĂ©lectionnant les lettres de ses amantes ou en dĂ©formant la rĂ©alitĂ©, Gabriel Matzneff dĂ©sire lutter contre le passage du temps et l’oubli. Il fait d'ailleurs preuve d’une incomprĂ©hension maladive de l’oubli de la part de ses anciennes amantes au sujet de leur relation j’ai le coeur outrĂ© de rage. Si atroces que soient les phrases que j’ai Ă©crites sur l’aptitude des femmes Ă  gratter le passĂ©, Ă  tourner la page, elles sont encore au-dessous de la rĂ©alitĂ©. » 19 Que ce soit le dĂ©but ou la fin d’une relation, il la tourne toujours Ă  son avantage grĂące Ă  la littĂ©rature et Ă  sa notoriĂ©tĂ© qui lui permettront, jusqu’à la publication de Vanessa Springora, d’assoir son pouvoir d’écrire l’autre selon ses propres critĂšres vous pouvez tourner la page ; mais la page tournĂ©e demeure une page Ă©crite, et Ă©crite pour l’éternitĂ©. » LPY, 268 Ce pouvoir asymĂ©trique, coercitif et littĂ©raire, cette dĂ©possession de soi et fictionnalisation de l’ĂȘtre, Vanessa Springora en donnera une autre tournure pour ses lecteurs, ce ne sont que des mots, de la littĂ©rature. Pour moi, c’est le dĂ©but d’un effondrement. » LC, 135 Il aura fallu plusieurs dĂ©cennies Ă  cette adolescente, devenue Ă©ditrice, pour faire entendre sa version de sa relation avec Gabriel Matzneff. Prendre le chasseur Ă  son propre piĂšge » LC, 10 en l’enfermant dans un livre, c’est retrouver sa subjectivitĂ© et son histoire en prenant le pas sur la fiction dans laquelle l’écrivain l’avait enfermĂ©e dans ce journal, il a transformĂ© notre histoire en fiction parfaite [
], fiction Ă©crite, mais jamais vĂ©cue » LC, 168. La force du Consentement est d’instituer un point de vue jusqu’alors niĂ©, en dĂ©voilant les rouages d’une prĂ©dation et d’une domination perverses et destructrices d’un Ă©crivain, usant de sa relative notoriĂ©tĂ© pour assouvir son dĂ©sir d’écrire et de jouir. La notion de consentement » est donc interrogĂ©e du point de vue de la victime et nous offre la possibilitĂ© de comprendre l’importance d’une telle publication.[
] [C]omment admettre qu’on a Ă©tĂ© abusĂ©, quand on ne peut nier avoir Ă©tĂ© consentant ? Quand en l’occurence, on a ressenti du dĂ©sir pour cet adulte qui s’est empressĂ© d’en profiter ? À plusieurs reprises, nous avons implicitement montrĂ© que la notion de consentement ne pouvait ĂȘtre prise en son sens le plus commun. Rappelons que les faits sont dĂ©sormais prescrits, puisqu’ils remontent Ă  plus de trente ans. Si le droit ne peut plus reconnaitre ce tort, est-ce que la littĂ©rature peut alors apporter une rĂ©paration ? En quoi peut-elle accueillir de telles souffrances ? Est-elle lĂ©gitime Ă  se prononcer sur - et Ă  Ă©difier - des statuts normalement Ă©tablis juridiquement ? Qu’apporte-t-elle de plus ? Si nous reprenons la grammaire du consentement », exposĂ©e par JĂ©rĂŽme David, lors du sĂ©minaire d’automne 2020, Vertiges du consentement », nous nous apercevons que Vanessa Springora Ă©tait consentante, mais selon des modalitĂ©s bien spĂ©cifiques qui n’enlĂšvent rien au caractĂšre criminel de Gabriel Matzneff. Quand plus tard, des thĂ©rapeutes en tout genre s’échineront Ă  m’expliquer que j’ai Ă©tĂ© victime d’un prĂ©dateur sexuel [
] il me semblera que ce n'est pas non plus la voie du milieu ». Que ce n’est pas tout Ă  fait juste. Je n’en ai pas encore fini avec l’ambivalence. LC, 113 Cette ambivalence » ne peut pas ĂȘtre prise en charge par le droit, mais bien par la littĂ©rature. Le traumatisme subi par Vanessa Springora lui a demandĂ© plusieurs annĂ©es pour le penser, l’apprivoiser et le mettre en mots. Il lui aura Ă©galement fallu du courage pour affronter les Ă©ventuelles rĂ©actions d’ anciens soixante-huitards », de la part de[s] admirateurs [de Matzneff] », de tous les pourfendeurs du retour de l’ordre moral » LC, 202, etc. Ce temps n’est pas admis par le droit qui aurait par ailleurs pu ne pas la reconnaĂźtre comme victime, si prescription il n’ y avait pas eu. La littĂ©rature offre une possibilitĂ© idĂ©ale pour reconnaitre et entendre la voix d’une victime. C’est bien ce terme qui est dĂ©sormais reconnu, car en publiant ce livre, la littĂ©rature permet Ă  son auteure de se considĂ©rer et d’ĂȘtre considĂ©rĂ©e en tant que telle. La littĂ©rature devient le lieu d’un retour sur soi et d'une recomposition de soi. Le geste hermĂ©neutique employĂ© par Vanessa Springora Ă  travers l’écriture donne accĂšs Ă  une mĂ©moration d’expĂ©riences qui n’ont pas pu donner lieu Ă  des reprĂ©sentations ou Ă  des contenus conscientisĂ©s par une adolescente de quatorze ans. Nous l’avons vu ce Ă  quoi consent V. » est ambivalent, et fait l’objet d’un malentendu. Ce que Gabriel Matzneff propose peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© autrement par une adolescente qui n’a certainement pas les ressources suffisantes pour dĂ©jouer les rĂ©elles intentions du pĂ©docriminel. Si le je » narrĂ© -l’adolescente de quatorze ans - est incapable de mesurer a priori, comme a posteriori, les consĂ©quences de ses actes - ou plutĂŽt ceux auxquels Matzneff pousse l’adolescente Ă  consentir -, il est Ă©galement incapable de refuser les avances de Matzneff, jusqu’à ce qu’il se rende compte des mĂ©canismes de prĂ©dation dans lesquels il se retrouvait piĂ©gĂ©. Le je » narrant a dĂ©sormais conscience des effets de cette prĂ©dation sur le corps du je » narrĂ©. Le rhumatisme articulaire aigu [ de V. ], dĂ» Ă  une infection par un streptocoque » LC, 68 a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© par Vanessa comme le signe d’une rĂ©ticence aux demandes sexuelles de Gabriel Matzneff. Notons d’ailleurs qu’il indique dans son journal l’avis d’un mĂ©decin qui allait dans ce sens Quel con ce psy ! La maladie de Vanessa est soit inflammatoire, soit infectieuse, mais assurĂ©ment ni hystĂ©rique ni psychosomatique ! DĂ©jĂ , par tempĂ©rament, je n’ai jamais Ă©tĂ© un paroissien du docteur Freud, mais cette connerie perfide oui, perfide, car elle sous-entend que c’est le perturbateur Matzneff qui est responsable de la pĂ©riarthrite de Vanessa achĂšve de me dĂ©gouter des pĂątisseries viennoises. » LPY, 76 Ce dernier fait preuve d’un dĂ©ni total et d’un aveuglement Ă©goĂŻste quant aux dĂ©sirs et rĂ©ticences - parfois clairement exprimĂ©s - de ses [ Vanessa ] n’avait plus ses rĂšgles depuis hier soir, mais, alors que j’étais en position de la dĂ©virginiser par la voie vulgaire, elle s’est redressĂ©e avec un petit cri et m’a lancĂ©e - Demain, s’il te plait. - Pourquoi demain ? - Parce que je ne me suis pas prĂ©parĂ©e psychologiquement. Une fois de plus donc, je l’ai baisĂ©e comme un petit garçon, mon adorable petite vierge. LPY, 95 Gabriel Matzneff va inculquer Ă  Vanessa » une culture trĂšs orientĂ©e, libertine et asociale. Les stratĂ©gies qu’il met en place - en partie abordĂ©es ci-dessus - visent Ă  pousser l’adolescente et l’ensemble de ses victimes Ă  consentir aux sĂ©vices qu’elles subissent. Si l’adolescente Ă©tait effectivement consentante, nous avons voulu montrer qu’elle ne l’était pas de maniĂšre libre ni de façon entiĂšrement Ă©clairĂ©e, car elle s’est retrouvĂ©e formĂ©e et enfermĂ©e par et dans le monde d’un Ă©phĂ©bophile » LC, 198 Ă©gotique et dominateur. Le roman autobiographique de Vanessa Springora permet ainsi d’exprimer et de donner un contenu Ă  une expĂ©rience, une souffrance et un traumatisme qui attendait d’ĂȘtre rĂŽle de bienfaiteur qu’aime Ă  se donner G. dans ses livres consiste en une initiation des jeunes personnes aux joies du sexe par un professionnel, un spĂ©cialiste Ă©mĂ©rite, bref osons le mot, par un expert. En rĂ©alitĂ©, cet exceptionnel talent se borne Ă  ne pas faire souffrir sa partenaire. Et lorsqu’il n’y [163] a ni souffrance ni contrainte, c’est bien connu, il n’y a pas viol. Toute la difficultĂ© de l’entreprise consiste Ă  respecter cette rĂšgle d’or, sans jamais y dĂ©roger. Une violence physique laisse un souvenir contre lequel se rĂ©volter. C’est atroce, mais solide. L’abus sexuel, au contraire, se prĂ©sente de façon insidieuse et dĂ©tournĂ©e, sans qu’on en ait clairement conscience. LC, 162-163 Vanessa springora Pour conclure, nous aimerions tirer les consĂ©quences littĂ©raires, politiques et morales de cette affaire Matzneff », et plus prĂ©cisĂ©ment de l’analyse que nous avons proposĂ©e de ces deux oeuvres. Avec l’écriture et la publication du Consentement, Vanessa Springora a pu redevenir le sujet de [sa] propre histoire » LC, 202 tout en exerçant une certaine forme d’agentivitĂ©, entendue comme la capacitĂ© d’agir de façon autonome, d’influer sur la construction de sa propre subjectivitĂ© et sur sa place et sa reprĂ©sentation dans l’ordre social » 20. L’écriture du Consentement est une Ă©criture qui agit et qui accomplit certains actes. Que ce soit pour sonder et interprĂ©ter l’expĂ©rience du trauma, instituer le point de vue d’une victime jusqu’alors mis de cĂŽtĂ©, voire totalement niĂ©, ou pallier aux impossibles rĂ©paration et reconnaissance du droit par la littĂ©rature, Vanessa Springora met en place une Ă©criture dotĂ©e d’une dimension performative qui se dĂ©ploie sur le plan Ă©thique. » 21 Pour mieux se replacer dans l’état d’esprit de l’adolescente qu’elle Ă©tait, l’auteure choisit d’utiliser le prĂ©sent de narration et la premiĂšre personne du singulier. Ce choix Ă©nonciatif permet d’ancrer le texte dans le temps de l’interprĂ©tation, de l’écriture et du vĂ©cu. Le je » narrant intervient Ă  la fois dans le processus d’écriture et dans le geste hermĂ©neutique qui permet de faire retour sur l’expĂ©rience du je » narrĂ©. Le prĂ©sent de narration vient ajouter une vĂ©ritĂ© non prise en compte dans les oeuvres de Gabriel Matzneff, interprĂ©ter et actualiser un temps de la souffrance qu’il s’agit d’inscrire dans un livre, afin d’engager le lecteur a prendre position et Ă  reconnaitre les crimes d’un pĂ©docriminel et le statut de victime de l’auteure. De plus, l’emploi du je » permet d’emmener le lecteur au plus proche du vĂ©cu. Soutenu par une Ă©criture sobre - une Ă©criture plate » -, il semble y avoir un projet littĂ©raire visant prĂ©cisĂ©ment Ă  ne pas se cacher derriĂšre une certaine fonction esthĂ©tique de la littĂ©rature, avec laquelle Matzneff et ses partisans se sont protĂ©gĂ©s. Cet ethos dĂ©mocratique vise sans nul doute Ă  rouvrir une zone de partage - inexistante chez Matzneff - dans laquelle le lecteur pourrait partager l’expĂ©rience de l’auteure. Sans ĂȘtre complĂštement un je » transpersonnel au sens ernausien, le je » narrĂ© de Vanessa Springora dĂ©tient une valeur collective qui dĂ©passe la singularitĂ© de l’expĂ©rience pour donner la possibilitĂ© aux lecteurs de s’approprier le texte, de se poser des questions ou de se libĂ©rer » 22, mais aussi de dĂ©voiler des vĂ©ritĂ©s qui ne sont simplement pas de l’ordre individuel. La traduction de l’expĂ©rience personnelle dans un langage romanesque transforme peu ou prou le moi » singulier en hĂ©ros, en type, en symbole, en mĂ©taphore. » 23 À ce titre, l’usage des initiales G. » ou V. », pour dĂ©signer le prĂ©dateur et sa victime, est rĂ©parateur d’un usage excessif des noms et de l’omniprĂ©sence des adolescentes dans l’oeuvre de Matzneff. Cet anonymat - Ă  demi voilĂ© - donne une forme objective et gĂ©nĂ©ralisable Ă  cette expĂ©rience individuelle. Dans le Consentement, il est d’ailleurs possible de voir l’émergence d’un nous » en devenir. Lorsque Vanessa Springora rencontre une autre victime de Gabriel Matzneff, Nathalie », elles partagent le souvenir douloureux » LC, 197 de leurs expĂ©riences avec l’ qui nous lie, nous rapproche, au fond ? Un besoin dĂ©bordant de nous confier Ă  quelqu’un qui puisse nous comprendre. Et cela me soulage, en effet, moi aussi, de me dĂ©couvrir solidaire d’une fille qui, quelques annĂ©es auparavant, n’aurait Ă©tĂ© qu’une rivale parmi tant d’autres. LC, 197 Comment s’en sortent [
] toutes ces filles qu’il Ă©crit dans ses livres ? Quelqu’un a-t-il pensĂ© Ă  elles ? » LC, 109 D’une certaine façon, Vanessa Springora devient la voix de toutes ces victimes. Comme le prĂ©cise HĂ©lĂšne Merlin Kajman, le Consentement vient dĂ©livrer la narratrice - et l’ensemble des victimes de Matzneff - sur le mĂȘme terrain [
] oĂč elle avait Ă©tĂ© emprisonnĂ©e. » 24 Rappelons qu’en 2004, Francesca Glee, ancienne victime de Gabriel Matzneff, qui a par ailleurs figĂ© leur relation dans son roman Ivre du vin perdu, et son journal Passion Francesca, avait tentĂ© de faire entendre son point de vue sur sa relation avec l’écrivain. Fort d’un rĂ©seau d’amis et de soutiens occupants des siĂšges importants dans plusieurs maisons d’édition, Gabriel Matzneff n’a pas eu Ă  se soucier de la sortie d’un tel ouvrage, puisqu’aucune d’entre elles n’a acceptĂ© de le publier. Deux Ă©ditrices de Grasset et Bayard ont pourtant Ă©tĂ© Ă©mues par son tĂ©moignage, mais soit le monde n’était pas prĂšs » Ă  le recevoir, apparaissant quinze ans trop tĂŽt », soit des membres du comitĂ© de l’une de ses maisons d’édition Ă©taient des proches de Matzneff 25. Sans nul doute, l’ùre de Metoo a facilitĂ© la publication salvatrice du Consentement qui dĂ©ploie de façon littĂ©raire, un tort littĂ©raire, le tort causĂ© par la reconnaissance publique de l’oeuvre de Matzneff. Il s’agit d’un diffĂ©rend, et le diffĂ©rend ne se rĂšgle pas sur un mĂȘme » terrain, il ne se rĂšgle pas du tout ailleurs il requiert qu’on lui trouve un idiome, nous dit Lyotard. » 26 Contrairement Ă  Gabriel Matzneff, Vanessa Springora rĂ©instaure une fonction essentielle de la littĂ©rature au lieu de la manipulation du lecteur, et sa soumission Ă  la rĂ©alitĂ©, le Consentement remet en place la reprĂ©sentation, le mouvement d’identification-dĂ©sidentification » 27 et l’espace transitionnel de la littĂ©rature. Cette publication permet donc de rĂ©orienter la lecture des textes de Matzneff et d’ouvrir nos rĂ©flexions sur de multiples notions telles que le consentement, le pouvoir, la prĂ©dation ou la littĂ©rature. Il nous invite Ă©galement Ă  Ă©largir nos reprĂ©sentations et Ă  lutter contre l’idĂ©e que la littĂ©rature est faite pour ĂȘtre prise Ă  la lettre ». 28Notes 1 MATZNEFF, Gabriel, La Prunelle de mes yeux LPY, Paris, ed. Gallimard, 1993.2 SPRINGORA, Vanessa, Le Consentement LC, Paris, ed. Grasset, 2020.3 VERDRAGER, Pierre, L’enfant interdit comment la pĂ©dophilie est devenue scandaleuse, Paris, ed. Armand Colin, 2020, pp. 69-106.4 WAJEMAN, Lise, Pourquoi Mazneff a Ă©tĂ© si mal lu », Mediapart, article publiĂ© le 12 fĂ©vrier 2020. URL [ consultĂ© le 10 dĂ©cembre 2020 ]5 VERDRAGER, Pierre, p. 99.6 Ibid, p. 106.7 MERLIN-KAJMAN, HĂ©lĂšne, La LittĂ©rature Ă  l’heure de Metoo, Paris, ed. Ithaque, coll. Theoria incognita, 2020.8 VAUDRAGER, Pierre, op. cit., p. 69.9 MERLIN-KAJMAN, HĂ©lĂšne, La LittĂ©rature Ă  l’heure de Metoo, p. 102.10 L’insertion de lettres Ă©crites par ses amantes dans ses romans en est le meilleur exemple J’ai incorporĂ© le texte intĂ©gral de cette lettre au chapitre IX de Harrison Plaza », La Prunelle de mes yeux, p. 100.11 Lire Matzneff », lundimatin, article publiĂ© le 13 avril 2020. URL MERLIN-KAJMAN, HĂ©lĂšne, op. cit., p. 97.13 Lire Matzneff », op. cit. .14 ConquĂ©rir Vanessa ? J’en ai terriblement envie, mais c’est presque sans espoir », La prunelle de mes yeux, p. 15.15 MERLIN-KAJMAN, HĂ©lĂšne, op. cit., p. 123.16 MATZNEFF, Gabriel, op. cit., p. 285. Propos concernant Vanessa » Ă  la fin de leur relation. 17 MERLIN KAJMAN, HĂ©lĂšne, p. 97.18 Lire Matzneff », op. cit., URL 19 MATZNEFF, Gabriel, op. cit,, p. 145 - Ajoutons Ă©galement ceci J’ai achetĂ© des classeurs suspendus pour l’armoire de fer, et j’ai commencĂ© Ă  y ranger les lettres de mes ex-amantes. Chacune d’elles aura son classeur et une Ă©tiquette portant son nom », p. 64.20 FORT, Pierre-Louis, HOUDART-MEROT, Violaine, Annie Ernaux Un engagement d’écriture, Paris, ed. Presses Sorbonne Nouvelle, 2015, p. 81.21 Ibid, p. 88.22 ERNAUX, Annie, L’écriture comme un couteau, Paris, ed. Gallimard, 2011, p. 74.23 GASPARINI, Philippe, Est-il je ?, Paris, ed. Seuil, 2004, p. 336.24 MERLIN KAJMAN, HĂ©lĂšne, op. cit., p. 135.25 DaphnĂ© AnglĂšs et Constant MĂ©heut, Longtemps contrainte au silence, la victime d’un Ă©crivain pĂ©dophile tĂ©moigne enfin », The New York Times, article publiĂ© le 31 mars 2020. URL 26 MERLIN KAJMAN, HĂ©lĂšne, op. cit., p. 135.27 Ibid, p. 160.28 Ibid, p. 16. ï»żVidĂ©o de Je cache mes yeux Paroles de la comptine Je cache mes yeux Je cache mes yeux, Je montre mes yeux, Je mets mes mains en l’air. Je cache mes yeux, Je montre mes yeux, Je mets mes mains derriĂšre le dos 
. sans dire un mot. Je cache mon nez pouet pouet !!!, Je montre mon nez, Je mets mes mains en l’air. Je cache mon nez pouet pouet !!!, Je montre mon nez, Je mets mes mains derriĂšre le dos 
. sans dire un mot. Je cache mes oreilles, Je montre mes oreilles, Je mets mes mains en l’air. Je cache mes oreilles, Je montre mes oreilles, Je mets mes mains derriĂšre le dos 
. sans dire un mot. Je cache ma bouche, Je montre ma bouche, Je mets mes mains en l’air. Je cache ma bouche, Je montre ma bouche, Je mets mes mains derriĂšre le dos 
. sans dire un mot. Chuuuuut
. Ce qu’apprend la comptine Je cache mes yeux Ă  votre enfant Cette comptine est idĂ©ale Ă  chanter et Ă  mimer auprĂšs dĂšs tout-petit. C’est la notion du fameux coucou cachĂ© » qui est mis en avant dans cette comptine pour le plus grand bonheur de votre enfant. L’adulte qui mime la comptine je cache mes yeux, cache les diffĂ©rentes parties du visage avec ses mainsyeux, nez, oreilles et bouche et les fait rĂ©apparaĂźtre en les ouvrant c’est la technique du coucou cachĂ©. Les touts-petits qui n’ont pas encore acquis la notion de la permanence de l’objet, c’est-Ă -dire de savoir qu’un objet cachĂ© existe encore, est un bon outil d’éveil pour lui apprendre cette permanence de l’objet et de le rassurer vis Ă  vis de ça. Etant donnĂ© que cette permanence de l’objet s’acquiert dĂ©finitivement entre 18 et 24 mois, l’enfant sera heureux que vous lui chantiez la comptine je cache mes yeux,encore et encore. Cela le rassure dans le fait que le nez est cachĂ© puis rĂ©apparaĂźt, de mĂȘme pour les autres parties du corps. A force de chanter cette comptine, l’enfant va se l’approprier en vous imitant et va ainsi intĂ©grer la notion de permanence de l objet mĂȘme si maman est partie dans la cuisine, au travail, elle n’a pas disparue mais revient toujours! Navigation de l’article Les chansons enfantines, dun support important pour le dĂ©veloppement de l’enfant dĂ©veloppe le langage, la parole dĂ©veloppe la communication, relation mere enfant participe au contacts des autres enfant la socialisation dĂ©veloppe la motricitĂ© de l enfant l enfant dĂ©couvre son schema corporel les yeux le nez la bouche, l enfant apprend Ă  savoir qui il est parmi les autres en imitant les gestes dĂ©veloppe sa concentration l’enfant dĂ©couvre sa voix DĂ©veloppe l’imagination, son Ă©veil musical Dans cet article, je vous prĂ©sente une nouvelle chanson pour faire danser vos petits par ce froid de canard!Vous pouvez faire une chorĂ©graphie dessus pour lorsque vous ĂȘtes dehors,vous rĂ©chauffer ou bien meme Ă  l’intĂ©rieur pour qu’ils puissent se dĂ©penser! Voici les paroles! La danse des esquimaux Pour l’air, c’est la chanson de Versini Esquimau C’est une danse que l’on danse chez les esquimaux Ho Elle se danse en cadence, Continuer la lecture de Chanson enfantine de la danse des esquimaux Bonhomme de neige en coton Bonhomme de neige en coton But de l’activitĂ© Coller du coton Ă  l’intĂ©rieur du bonhomme de neige et y rajouter le nez,les yeux, la bouche, ainsi que ses bras avec des bĂątonnets de glace et son chapeau. MatĂ©riel du coton des bĂątonnets type bĂątonnets de glace des petits boutons pour faire les yeux une gommette coupĂ© pour faire la bouche ou bien un morceau de feutrine du papier canson pour faire la chapeau et coller le bonhomme de neige de la colle Qu’apporte l’activitĂ© bonhomme de neige en coton pour les enfants? Continuer la lecture de Bonhomme de neige en coton VidĂ©o de Je cache mes yeux Paroles de la comptine Je cache mes yeux Je cache mes yeux, Je montre mes yeux, Je mets mes mains en l’air. Continuer la lecture de Comptine Je cache mes yeux

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